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Paris Brest Paris : il boucle la randonnée mythique pour la sixième fois !

Le Mayennais Patrick Letourneur a bouclé le Paris Brest Paris Randonneur, au départ et à l'arrivée à Rambouillet, pour la sixième fois, en 66 heures.
Patrick Letourneur a bouclé la mythique randonnée en 66 heures.
© DR - Patrick Letourneur a bouclé la mythique randonnée en 66 heures.

Économie Publié le ,

Il l’a fait… Pour la sixième fois. Le Mayennais Patrick Letourneur, âgé de 62 ans, a bouclé le Paris Brest Paris Randonneur en 66 heures. Le départ et l’arrivée ont de nouveau été fixés cette année au château de Rambouillet, avant un périple à travers la Beauce, le Perche, la Normandie, la Mayenne bien sûr, et la Bretagne. Qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il fasse nuit, ou que la chaleur soit plombante, les cyclotouristes doivent terminer le parcours de 1200 km en un temps maximum de 90 heures.

Patrick Letourneur et son maillot floqué aux couleurs de l'épreuve.

La plus grande randonné cyclo-touristique au monde

1200 km, 10 000 mètres de dénivelé, 72 nationalités, 6800 participants… Les chiffres de cette épreuve d’endurance ont de quoi donner le tournis. Plus grande randonnée cyclo-touristique du monde, le Paris Brest Paris Randonneur est soumis à des règles spécifiques. L’Audax Club Parisien, qui l’organise, demande aux participants d’accomplir les brevets de qualification qu’elle a homologués (200, 300, 400, et 600 km).

Pas de quoi effrayer notre héros mayennais de 62 ans, membre du cyclo-club de sa petite ville, ainsi que du club de Mayenne, qui s’est motivé cette année avec un néophyte de l’épreuve, Jacky Foulon. La passion naît au départ au sein des membres du club local. La demi-douzaine de cyclistes passe les brevets, puis termine une première épreuve. Ils remettent ça l'épreuve suivante, et encore celle d'après... Les uns entraînant les autres, ils se prennent au jeu. Les têtes changent avec les années, mais Patrick Letourneur répond présent à chaque fois. “Nous avons pris goût au système. En passant les brevets au départ, on s’est pas mal amusés”, se remémore-t-il.

Une pause de nuit de deux fois trois heures

Cette fois-ci, j’avais un gars qui courait pour la première fois. Je lui ai dit “si tu le fais, je le fais avec toi”. Et c’est ce que nous avons effectivement fait, nous avons parcouru l’entièreté de l’épreuve ensemble. Y compris le passage des brevets en amont. C’est cela aussi, le Paris Brest Paris”, souligne-t-il. S’ils visaient les 80 heures (le choix est laissé entre 80, 84 ou 90 heures), ils ont tous deux bouclé l’épreuve en seulement 66 heures.

On a fait ça ensemble de bout en bout, on a dormi deux fois trois heures sur le parcours. Je ne voulais pas le laisser seul, c’est trop dur autrement”, témoigne le vétéran, qui a déjà bouclé l’étape en 55 heures, mais a tenu à accompagner tout du long son acolyte.

On dit toujours qu’on veut arrêter. C’est tellement dur… Mais les semaines passent, on oublie… Les copains disent “allez, on retente la prochaine fois, passe l’épreuve avec moi”. C’est ce qui est arrivée de nouveau pour l’édition 2023.

Et Patrick Letourneur d’ajouter, fort de la sagesse acquise au fil des épreuves : “il faut faire attention malgré tout. Il ne faut pas non plus faire n’importe quoi et oublier la santé, au risque par exemple de créer un accident. C’est vrai qu’on joue contre-la-montre, mais il ne faut pas aller non plus au-delà de ce dont on est capable”.

Une bonne ambiance

Des fois, oui, c’est galère, on passe de sacrées nuits. Mais il y a une bonne ambiance, on garde de bons souvenirs”, ajoute Patrick, qui souligne que l’épreuve est populaire au-delà de nos frontières, avec seulement 1900 cyclotouristes Français sur les 6800 cycles au départ de Rambouillet.

Pour le pointage à Villaines-la-Juhel, une fête phénoménale est organisée durant les quatre jours de la randonnée, avec des chanteurs, des paellas... Tout cela fait que c’est réellement un événement à ne pas manquer”, ajoute le sextuple finisher, qui souligne qu’en outre, le Paris Brest Paris passe depuis les années 1970 devant sa maison.

Venu tout droit de Detroit, aux Etats-Unis, Nick DeHaan a remporté Paris Brest Paris avec un temps de 41 heures et 46 minutes. Il a établi le record de vitesse de l’ère moderne, affichant une moyenne de 29,2 km/h. Un slovène, Marco Baloh, lui a emboîté la roue au bout de 50 minutes.

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